La Danse Corps et Graphies - La Pavlova grâce et gourmandise page-4


Fritz Kreisler : La libellule

A TRAVERS LE MIROIR

«L'aube pénètre sur la pointe des pieds comme une Pavlova auréolée».
Cette superbe image dans un poème d'Ezra Pound immortalise la beauté qu'inspire la Prima Ballerina…
Elle semble revivre dans ses mouvements fixés sur de nombreuses photographies, mais aussi par les crayons et pinceaux… Son histoire est retracée dans d'innombrables livres, et par le cinéma… Enfin, la musique qui accompagna ses spectacles donna lieu à quelques enregistrements…

Du bout des doigts

Au-delà de l'art de danser, Anna Pavlova excellait dans celui de sculpter. Elle était son propre modèle… Convaincue par le professeur Laederer, qui l'accueillit quelques fois dans son atelier elle autorisa que quelques unes des statues qu'elle avait réalisées furent reproduites en porcelaine et vendue par une manufacture Allemande.

Figurine
Figurine d'Anna Pavlova dans La libellule sculptée par elle-même et produite en porcelaine

La Ballerine s'adonnait également, à la peinture, à ses heures perdues et notamment chaque année lorsqu'elle se rendait en Italie, à Salzo-Maggiore pour une cure d'eau. Elle aimait représenter fleurs et bouquets…

Palettes

Voici quelques représentations picturales d'Anna Pavlova…
Léon Bakst, surtout connu pour ses décors et costumes, dessina un portrait de la danseuse, après lui avoir offert son si précieux costume de cygne…

Dessin
Portrait d'Anna Pavlova dessiné par Léon Bakst en 1908

valentin serov Peintre russe, esquissa sa grâce…

Esquisse
Esquisse d'Anna Pavlova par valentin serov

John Lavery, artiste britannique, fit d'elle un portrait et peignit sa Mort Du Cygne

Portrait
Portrait d'Anna Pavlova peint par John Lavery en 1911

Scène
La Mort Du Cygne, toile de John Lavery en 1911

Alexandre Iacovleff, peintre russe, fixa la danseuse sur scène…

Scène
Anna Pavlova, toile d' Alexandre Iacovleff en 1924

Les plumes et les signes

Les ouvrages évoquant Anna Pavlova sont fort nombreux… On la retrouve dans tant de pages diverses consacrées à la danse, aux Ballets Russes… Bien des biographies ou études lui sont spécialement consacrées, écrites par ceux qui l'ont côtoyée, admirée, ou par des historiens de la danse…
Voici une liste chronologique, selon la date de première édition, de quelques unes de ces publications internationales:

  • With Pavlova round the world, Theodore Stier, 1927 ;
  • Anna Pavlova, Valerian Svetlov, 1930 ;
  • Anna Pavlova: haar leven en haar kunst, Ernst Krauss. , 1931 ;
  • Pavlova: the genius of dance, Walford Hyden, 1931 ;
  • Anna Pavlova, Cyril Beaumont, 1932 ;
  • Anna Pavlova in Art and Life, Victor Dandré, 1932 ;
  • Flight of the swan: a memory of Anna Pavlova, André Olivéroff, 1932 ;
  • Unsterbliche Anna Pawlowa! Das Märchen ihres Lebens und ihrer Kunst, Ernst Lewalter, 1938 ;
  • My two years with Anna Pavlova, Serge Oukrainsky, 1940 ;
  • Dancing star : the story of Anna Pavlova, Gladi Malvern, 1942 ;
  • Pavlova, Paul Magriel, 1947 ;
  • Le cygne éternel : dédié à Anna Pavlova , Irina Sabourova, 1956 ;
  • My Years With Pavlova, Harcourt Algeranoff, 1957 ;
  • Les trois graces du XXe siècle : légendes et vérité (Anna Pavlova, Tamara Karsavina, Olga Spessivtzeva), Serge Lifar, 1957 ;
  • The Swan. The story of Anna Pavlova, Helen May, 1958 ;
  • Anna Pavlova, Vera Krasovskaya, 1964 ;
  • Anna Pavlova, Oleg Kerensky, 1973 ;
  • Anna Pavlova : Repertoire of a Legend, John & Roberta Lazzarini, 1980 ;
  • Anna Pavlova: Her Life and Art, Keith Money, 1982 ;
  • Pavlova : portrait of a Dancer, Margot Fonteyn, 1984…;
  • Anna Pavlova 1881-1931. Triomf en tragedie van een mega-ster , Jean Thomassen, 1992…

Plusieurs parutions, destinées à la jeunesse saluent également à leur manière, ludique et ou pédagogique, la mémoire de la ballerine :

  • Pavlova & Nijinsky : paper dolls in full color, Tom Tierney, 1981 ;
  • Anna Pavlova : Genius of the Dance, Ellen Levine, 1995 ;
  • Anna Pavlova a's Gift, Maxine Trottier; Victoria Berdichevsky, 1996 ;
  • J'ai rêvé que j'étais une ballerine, Anna Pavlova. Gautier-Languereau, 2001.

Dans un tout autre registre, il existe un recueil de partitions, Pavlova. An album of music with illustrations from Pavlova's famous ballets

Images in air…

Le cinéma immortalisa bien entendu la ballerine.
Anna Pavlova parut elle-même dans plusieurs films, sans que cela fit bruit, notamment en 1924… Le Cygne Immortel, ne fut dévoilé qu'après sa mort : Il ouvre quelques séances spéciales dans plusieurs théâtres en 1935-1936, et ne sera plus largement connu qu'à partir de 1956.
Sur les écrans, en 1983, le film biographique, sobrement intitulé Anna Pavlova," Drame", retrace la vie et la carrière de la Prima Ballerina durant deux heures trente-cinq. Emil Loteanu en est à la fois l'auteur, le scénariste et le réalisateur. Les rôles principaux sont interprétés par Galina Belyayeva, Anna Pavlova ; Lina Buldakova, Pavlova enfant ; Sergei Shakurov, Mikhail Fokine ; Vsevolod Larionov, Sergei Diaghilev ; James Fox, Victor Dandré ; Jacques Debary, Saint-Saëns ; Georgio Dimitriou, Enrico Cecchetti ; Piotr Gusev, Marius Petipa… Il fut tourné en Russie, en Allemagne, à Cuba, en France et en Grande-Bretagne.

Affiche
Affiche du film Anna Pavlova en 1983

Un enregistrement des musiques du film parut sous le titre Anna Pavlova (muzyka iz kinofil'ma), par Evgenij Doga, sous le label: Park Records.

Tempi legati…

En novembre 1992, paraît sous le Label London, un Cd intitulé Ballet Gala: Homage To Pavlova. Les enregistrements ont été effectués en 1969 et inscrits sur un disque vinyle en 1974. L'Orchestre symphonique de Londres, dirigé par Richard Bonynge présente des pièces rarement enregistrées et exécutées à partir des partitions utilisées par les orchestres qui accompagnèrent la troupe d'Anna Pavlova, et que le maître à dévoilé de sa collection privée…
Le "Gala" s'ouvre avec La Mort Du Cygne, puis se succèdent des musiques de pas de deux, ainsi celui de La Danse Des Fiancés, de solos tels que La Libellule ou Le Coquelicot californien… le dernier morceaux est l'intermède du ballet de La Source, sur lequel tous les danseurs pouvait s'exprimer en un "salut" brillant.
Le disque s'inscrit dans la série Ballet Gala, qui comprend d'autres enregistrements de musiques de ballets rares, dirigés par Richard Bonynge, dont les six CD furent achevés en 1996, et reproduits, pour la plupart, sous le label Decca Records en 2001, dans un coffret de dix CD, intitulé Fête du Ballet.
Un tout autre Cd paraît en octobre 1993, sous le label CBC . Cet Hommage à La Pavlova est offert par l'orchestre Symphonique de Québec qui, dirigé par Simon Streatfeild, interprète des extraits divers, de La Belle Au Bois Dormant, des Saisons, du Réveil de Flore, de Copellia, de Don Quichotte, de Giselle, et bien entendu La Mort Du Cygne.

Aurélie Dauvin © Corps et Graphies

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