La Danse Corps et Graphies - La Pavlova grâce et gourmandise Page-3


Piotr Ilitch Tchaïkovski : Souvenir d'un lieu cher, "Mélodie"

ETERNELLE…

Les cendres d'Anna Pavlova furent placées au columbarium de Golders Green à Londres, où son urne fut ornée avec ses chaussons… Certaines personnes affirment que les dernières volontés de la danseuse étaient de revenir dans sa Russie natale pour reposer au cimetière Novodevichy à Moscou. Le peintre néerlandais, Jean Thomassen, mena plusieurs campagnes pour que se fasse le transfert, mais la dernière tentative, en 2001, échoua…
Ainsi, la ballerine demeure dans la ville où elle vécu entre ses tournées, non loin de sa chère maison, qui est devenue un musée dédié à sa mémoire, géré par le London Jewish Cultural Centre…

Galeries…

En dehors de manifestations plus largement consacrées aux Ballets Russes ou aux grandes figures de la danse où la mémoire de la Prima Ballerina est mise en valeur par quelques pièces, deux expositions majeures lui ont été consacrées depuis le milieu du XXe siècle.

Affiche d'exposition
Affiche de l'exposition Anna Pavlova Et La Danse De Son Temps, par Jean Cocteau en 1956

A l'occasion du vingt-cinquième anniversaire de la mort d'Anna Pavlova, l'Institut Chorégraphique dirigé par Serge Lifar et l'Association des Amis de la Bibliothèque-Musée de la danse ont organisé, dans les locaux de la Bibliothèque et du Musée de l'Opéra, l'Exposition Anna Pavlova Et La Danse De Son Temps de Janvier à mars 1956. Elle rassembla d'émouvants souvenirs ainsi qu'un grand nombre de documents. La plupart des pièces présentées ont été fournies par la riche collection des anciennes Archives Internationales De La Danse données à la Bibliothèque de l'Opéra en 1952 par M. Rolf de Maré. Des fervents de la danse ont bien voulu apporter aussi leur concours. On admira en particulier des costumes comme ceux de La Mort Du Cygne, de Flocons De Neige et de La Belle Au Bois Dormant, des chaussons ayant appartenu à l'artiste et le moulage de sa jambe, parmi des programmes de tournées, des affiches, des photographies…
En 1991, c'est à l'hôtel des Indes de La Haye , où une plaque posée sur le mur et un fumoir portant son nom rappellent que la ballerine y vécu ses derniers moments, que le célèbre portraitiste néerlandais, Jean Thomassen a présenté, avec l'actrice Ine Veen, une exposition dédiée à la mémoire d'Anna Pavlova. Il fit paraître, à cette occasion, quelques "révélations" quant aux relations entre la danseuse et l'époux qui l'aurait exploitée et falsifié ses dernières volontés…
Le vernissage fut l'occasion de dévoiler un portrait dans la pièce où elle mourut.

Vernissage d'exposition
Le vernissage de l'exposition consacrée à Anna Pavlova à l'hôtel des Indes de La Haye en 1991
De gauche à droite: sir Michael Jenkins, ambassadeur des Etats-Unis, Jean Thomassen, Dr. Alex Tcickvaidze, ambassadeur de l'Union Soviétique et Ine Veen, en arrière plan, le portrait de la danseuse réalisé par le peintre néerlandais.

Héritage de satin

Comme la plupart des grandes danseuse de son temps, Anna Pavlova faisait fabriquer ses chaussons par Romeo Nicolini , un chaussonnier fort réputé de Milan qui la disait très exigeante. Afin d'être mieux soutenue et d'acquérir un meilleur équilibre, elle fit renforcer la semelle de ses pointes de satin, en y glissant un morceau de bois… Elle contribua ainsi à améliorer les traditionnels chaussons… Un fabricant célèbre donna son nom à l'un de ses modèles…

Côté jardin

Anna Pavlova aurait pu danser le ballet que Marius Petipa chorégraphia en 1887, La Tulipe de Harlem… Au-delà de l'interprétation, elle devint l'une de ses fleurs. En effet, lors de sa première tournée aux Pays Bas, la Société Horticole de Harlem lui offrit une gerbe de tulipes d'un blanc troublant et qui portaient son nom…
Le bulbe, fruit d'une longue recherche, demeure fort rare ; il est conservé parmi tant d'autres richesses florales dans La collection du parc de Keukenhof qui est, aux Pays Bas, le plus grand jardin de bulbes du monde. La danseuse renaît ainsi en quelque sorte dans un costume immaculé à chaque nouveau printemps…

Aurélie Dauvin © Corps et Graphies

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