La Danse Corps et Graphies - Les saisons

Les Saisons de Corps et graphies
Soirs De Fêtes ; Parade ; Etudes...

Deux ballets de Roland Petit
Duo d'amour et de mort

Dès ses débuts de chorégraphe, en 1945, pour les Ballets des Champs-Elysées, avec Le Rendez-vous, puis Le ceré Jeune homme et la Mort, Roland Petit sollicite les artistes les plus inventifs de son époque : Jacques Prévert, Pablo Picasso, Meyo, Brassaï, Joseph Kosma, Georges Wakhévitch, Karinska…

Mélange d'historiettes, de quelques témoignages, "l'aventure" de ces collaborations artistiques, est aussi celle de deux ballets aux thématiques soeurs.

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"Fin de Giselle"…
Poèmes aux fantômes d'amour

Une s'évanouit, comme un chant sur la lyre ;
Une autre en expirant avait le doux sourire
D'un jeune ange qui s'en revient.

Victor Hugo, Les Orientales, - XXXIII "Fantômes", 1829

C’est pour Carlotta Grisi que Théophile Gautier écrivit le ballet de Giselle, et sans doute la dernière scène est-elle toute symbolique de cet amour inassouvi, qu'il reporta sur Ernesta, la soeur aînée de la danseuse, charmante "Princesse Bathilde", venue consoler le duc poète dans une scène finale oubliée…

Ces fantômes hantent ou enchantent l’âme de l’amant.

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Phèdre à l'Opéra

A l’Opéra le ballet Phèdre est créé ce soir

la première de Phèdre à l'Opéra, le Tout-Paris élégant et officiel a applaudi Toumanova (Phèdre), Lyane Daydé (Aricie), Lycette Darsonval (Œnone), Lifar (Hippolyte) et Ritz (Thésée), vedettes du ballet le plus cher de l'année. Mais l'auteur, Jean Cocteau, n'était pas là. Le matin même il avait pris l'avion pour Pise, où il veut "se reposer en pensant à des choses plus graves, comme la mort". Pendant plusieurs mois, Phèdre va mobiliser 60 danseurs, 100 musiciens et tout un matériel spécial de cymbales car Georges Auric a spécifié dans sa partition "bruit de cymbales grecques". Au début du ballet, Toumanova, qui possède les pieds les plus agiles du monde, bondit sur scène avant que sa mère, chaperon-impresario, lui ait jeté sur les épaules la cape rouge sang de Phèdre. Furieux, Lifar cria : "Touma! N'oublie pas ta cape rouge. Cela porte malheur!"

Paris-Match, 24 juin 1950

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La Source
"Carnet d'un voyage en Orient"

Œuvre chorégraphique d'importance présentée à Paris depuis plusieurs années, La Source - ballet fantastique en trois actes et quatre tableaux - est créé le 12 novembre 1866 au Théâtre de l’Opéra de la rue Le Peltier. Librettiste avec Charles Nuitter, archiviste de L’Opéra et amateur de théâtre - qui organisera la Bibliothèque Musée dans le futur Opéra Garnier -, Arthur Saint- Léon signe la chorégraphie, sur une musique "à quatre mains" de Ludwig Minkus, pour les premier et quatrième tableaux, et Léo Delibes, jeune compositeur, mélodiste brillant qui convient admirablement à la danse, pour les second et troisième tableaux. Le trio "de" Coppélia

Acte Ier

Voici en cet automne anniversaire, le carnet d'un voyage en Orient ; la première page d'un programme à suivre au printemps, lorsque le gel d'hiver aura libéré le mouvement de la source, puis à l'été, dans la claire lumière qui la colore !

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Acte II

… Acerbe ou séduit, le style acéré, comme la pointe assurée : de la répétition générale affleure l'impression, et comme d'une fleur de papier, découlent les flots des représentations revues… Voici le printemps des feuilletonistes qu'on presse !

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Acte III

… Source, à l'avant-scène, de l'inspiration picturale, mirée en vers, puis, de la scène reflétée encore pour les traits d'une danseuse, modèle aussi modelée : le ballet ne paraît que gai coloré, filé au ton - automne au gré des Arts.

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La Péri
De lyres en Pas du Songe

La Péri originelle, représentée en 1843, brille comme un des derniers feux de l’ère des sylphides, des ondines ou des wilis, blanches fées des scènes des théâtres, célébrées par les artistes romantiques et, bien sûr, par Théophile Gautier, héritier de Victor Hugo. L’ouvrage est signé de Jean Coralli, chorégraphe, et Théophile Gautier, librettiste, auteurs de Giselle deux ans plus tôt, associés au compositeur Friedrich Burgmüller, de la partition du Pas de deux des Paysans de Giselle.

"Il était mille et une fois" un héros, libertin fatigué du nom d’Achmet - ce double de l’artiste romantique -, partagé entre un amour idéal, incarné par la Péri, fée qui prend figure humaine, et une créature terrestre, Nourmahal… L'être surnaturel est né en vers, a grandi en un conte, et a pris son envol sur la scène de l'Opéra, dans un ballet, que Vladimir Malakhov a recréé en octobre 2009 pour le Ballet de Berlin.

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L'Après-midi d'Un Faune
[Pas] de la danse

La saison 1912 des Ballets Russes de Serge Diaghilev offrait au public du Théâtre du Châtelet, de mai en juin, trois créations. Ainsi, le 13 mai, le très jeune Jean Cocteau à donné, avec Reynaldo Hahn et Michel Fokine, une légende indoue, Le Dieu Bleu… Le ballet a été assez mal accueilli, mais Diaghilev y accordait peu d'importance et ce sont aussi les œuvres auxquelles ont contribué deux musiciens français, Claude Debussy et Maurice Ravel, et qui évoquent l'une et l'autre l'Antiquité classique, qu'on attend avec impatience et curiosité.

La première représentation du ballet, chorégraphié par Vaslav Nijinsky, et qui danse le faune, sur la musique du Prélude à L'Après-midi d'Un Faune de Claude Debussy, d'après le poème de Stéphane Mallarmé, L'après-midi d'Un Faune, a lieu le 29 mai. Le scandale éclate par la radicalité de la danse et par le sujet audacieux représenté du désir emprunt d’animalité d’un faune pour une Nymphe…

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Le Dieu Bleu qu'on sacre

"Nouvelles" du Temps.

- Les ballets russes.

La première série des ballets russes qui commence ce soir au Châtelet comprendra, avec L’Oiseau de Feu, Le Spectre de La Rose et les Danses du Prince Igor, une création : Le Dieu Bleu, de M. Reynaldo Hahn, qui sera l’une des attractions de la saison.

Le livret de MM. Jean Cocteau et F. Madrazo nous conduit dans l’Inde fabuleuse. Un jeune homme amené à la vie religieuse par des brahmanes qui l’enferment dans leur temple, est séparé de sa fiancée que les brahmanes enchaînent et vouent aux monstres. La jeune fille invoque la Déesse, qui elle-même appelle à son aide le "Dieu bleu". Celui-ci dompte les monstres, réunit les deux fiancés dans une joie profonde et il remonte au ciel par un escalier d’or.

D’après tous les bruits qui nous parviennent, cette première soirée s’annonce sous les plus heureux auspices.

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Le Sacre du Printemps
de la terre [académique] sacrifiée

"Le 29 mai 1913, au Théâtre des Champs Elysées, mon père, Vaslav Nijinski, Igor Stravinski et Nicolas Roerich, créaient Le Sacre du Printemps, une pièce révolutionnaire tant du point de vue musical, que chorégraphique et esthétique. On sait le scandale que provoqua ce ballet d'avant-garde, dont la modernité ne cesse de surprendre encore aujourd'hui.
[…]
Les cinq représentations du Sacre à Paris en 1913 furent suivies de trois autres à Londres la même année, avant que Serge Diaghilev ne retire cette pièce du répertoire des Ballets Russes, au motif qu'elle ne rencontrait pas la faveur du public…

Tamara Nijinska : Lettre ouverte parue dans Le Monde - 27 mai 2013

Depuis 1909 en effet, le printemps des Ballets Russes de Serge Diaghilev renaissait, d'avant-garde en avant-guerre, toujours plus prometteur, de saison en saison jusqu'en 1913, où fut célébré son "sacre", en une pièce "Tableau de la Russie Païenne", intitulée justement Le Sacre du Printemps. Le ballet originel ne devait plus être dansé ensuite qu’en renouveaux d’autres chorégraphies… Mais ses pas disgracieux, sur des rythmes dissonants, porteraient leur fruits à la danse mûrie, en une terre académique sacrifiée.

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Parade
[au ballet moderne]

ce ballet fait partie des œuvres dont l'audace est " à l'intérieur ".
Raymond Radiguet : "Parade", Le Gardois, 25 décembre 1920

A l'avant-scène, le "manager" des Ballets Russes, donna [une] Parade, sur les planches du Théâtre du Châtelet, en mai 1917.
Jean Cocteau, avait invité, pour ce "Pas de Trois", Erik Satie, pour la composition ; pour les décors et les costumes, Pablo Picasso. Un autre "tour" de la Parade allait se jouer sur les tréteaux forains, souvenirs de Petrouchka mu aus Pan teint d’avant-garde…

Lire la suite du programme du premier numéro de Parade [au ballet moderne]

Lire la suite du programme du deuxième numéro de Parade [au ballet moderne]

L'Eventail de Jeanne
que l'enfant tint

Jeanne Dubost, "Amie charmante qui réunissait régulièrement chez elle des amis musiciens, artistes, politiciens de gauche et d’extrême-gauche", ainsi que la présente Darius Milhaud - in Ma Vie Heureuse, en 1987 -, fut bienfaitrice de la danse. en 1927, elle Commanda un "éventail" pour un ballet à quelques compositeurs habitués de son salon.
Un dizain mélodique en forme toute classiques et interprétés d'espiéglerie, de grâce, de sourire, de ferveur par un "petit corps de ballet" comme une fanfare entraînée dans une Kermesse-Valse dans la féérie des costumes de Marie Laurencin et le décor de René Moulaert, miroir sur sa pointe…

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Les Biches
des années folâtres

Première chanson dansée

Un ballet de la volupté où il n'y a pas de place pour les sentiments nobles.
Francis Poulenc

Couples et couplets… "Nous n'irons plus au bois" - mais au salon danser, Esquisses de "Nouvelles Sylphides" - de 1924 -, exquises, Les Biches séduisirent le public des Ballets Russes de Serge Diaghilev au Théâtre de Monte-Carlo le 6 janvier, puis le 26 mai au Théâtre des Champs-Elysées.

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Les Indes Galantes
fleuron de l'opéra ballet

"Vous chantez dès que l'aurore
Eclaire ce beau séjour
Vous commencez avec le jour
Les jeux brillants de Terpsichore"

Louis Fuzelier : Les Indes Galantes, Prologue, sur la musique de Jean-Philippe Rameau - 1735

Dans ses pages de juillet 1761, Le Mercure de France annonçait : "L’ACADÉMIE Royale de Musique a préparé pour le Mardi 14 de ce mois, la première Représentation de la Reprise des Indes Galantes, Ballet dont les Paroles sont de feu M. Fuzelier, et la Musique de M. Rameau. Ce Ballet fut donné pour la première fois en 1735, repris en 1743 et en 1751."
Quatre "entrées" des "ballets perçant" - persans -préludent, dans l'Histoire de la musique - et de la danse -, les coloris [à] l'opéra, et les Derniers Souvenirs d'Un Musiciens d'Adolphe Adam qui célèbre en Rameau les exotiques fleurs de l'opéra-ballet.

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Le Lac des Cygnes
- Légende… Airs

Première variation du Pas de Trois des ballets de Piotr Ilitch Tchaïkovsky, en 1877, Le Lac des Cygne ne porte ses signes d’opus chorégraphique majeur qu’au souvenir du maître, quand, en 1895, Marius Petipa et Lev Ivanov inscrirent le ballet, recréation de mouvements et de quelques partitions de Riccardo Drigo, au répertoire du Ballet Impérial de Saint-Pétersbourg.

Gouttes de rosée et motifs De contes mêlées, onde heurt osé aussi de l’être émotif qui en composa le thème…

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La Fille Mal Gardée
[R]évolution

1er représentation de Il n’est qu’Un Pas du Mal au Bien, ballet pantomime de la compagnie de M Dauberval ; précédé du Bourru Bienfaisant, comédie en 3 actes.
2e représentation : idem, précédé de L’Ecole des Pères, comédie en 5 actes."

…Ainsi le Journal de Guienne annonçait deux représentations données les 1er et 3 juillet 1789 au Grand Théâtre de Bordeaux d’un ballet qui s’intitulerait bientôt "mûr", La Fille Mal Gardée.

Née au Grand Théâtre de Bordeaux, Lis[on]e - la fille mal gardée - dansa, dès la décennie suivante sur de nombreux théâtres, échappée en Europe, en ronde sur les scènes du monde et récolta autant de succès en reprises, remaniements ou révisions au fil du temps. Le ballet groupe ainsi des œuvres très dissemblables, tant chorégraphiques que musicales : Charles Didelot, Jean Aumer, Marius Petipa, Paul Taglioni, Alexander Gorsky, Bronislava Nijinska ou Frederick Ashton… Cultiveront les grains jetés par Jean Dauberval ; Louis-Ferdinand Hérold ou Peter Hertel, et en touches, de nombreux compositeurs comme Ricardo Drigo ou en arrangements, John Lanchbery - pour la production de Frederick Ashton -, écriront de nouveaux "chants" [dans] ces champs. Néanmoins, par-delà les transformations du ballet au cours du temps, l’intrigue demeure, presque inchangée. Elle a grandi la popularité du ballet, le plus ancien du répertoire encore dansé autour du monde, si on veut bien excepter toutefois Les Caprices de Cupidon de Vincenzo Galeotti, créé en 1786, et qui figure toujours au répertoire du Ballet Royal du Danemark.

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Paquita
"Chanter, danser aux castagnettes"

M. Pillet […] me confiait un nouveau livret important et sur lequel il comptait beaucoup : Paquita.

Il mettait à ma disposition les premiers sujets, Carlotta Grisi, Adèle Dumilâtre, Plunkett, Petipa, Elie, etc. - et pour maître de ballet Mazillier.

[…]

Enfin ce ballet Empire eut un très grand succès : chorégraphie, danse, musique, etc., avec rappels des sujets.

Edouard Marie Ernest Deldevez, in Le Passé à Propos du Présent, faisant suite à Mes Mémoires - 1892

Le compositeur se souvenait ainsi de son ballet le plus brillant, en habits et basquines, créé sur le Théâtre de l’Opéra le 1er avril, sauts de basque in 1846…

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Romeo and Juliet, Répétition sans décor
- Ou "sang des corps"

A côté de tout son répertoire ancien et moderne, Diaghilew livrera au public le Roméo et Juliette de Constant Lambert, avec des décors surréalistes de Joan Miro et de Max Ernst dont une exposition révéla les œuvres.

Michel Georges-Michel : "Les Surréalistes aux Ballets Russes" - mai 1926

Pour leur dix-neuvième saison à Paris, organisée par "Monsieur Serge de Diaghilew", les Ballets Russes - accompagnés par l'Orchestre de l’Association des Concerts Pasdeloup dirigé par Roger Désormière - présentaient, au Théâtre Sarah-Bernhardt, quelques succès des saisons glorieuses depuis les plus anciennes aux dernières créations : Les Sylphides, Pulcinella, Pétrouchka, Noces, Les Biches, Parade… Et puis Pastorale, Barabau, Jack in The Box, et un ballet "[à] scandale", Roméo et Juliette

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La Fille du Danube
[in]oubliés pas

Nous n'avons pas à entretenir longuement nos lecteurs des nouveautés des grands théâtres, qui nous en promettent depuis longtemps, mais qui ne tiennent pas exactement leurs promesses. Cependant l’Opéra va s’exécuter de bonne grâce avant la fin du mois, et nous montrer cette intéressante Fille du Danube, qui, sous les traits de la ravissante Taglioni, n’aura pas besoin de dire au public "ne m'oubliez pas". Une ballade pleine d'intérêt, par MM. Eugène Desmares et Adolphe Adam, a donné à M. Taglioni le sujet de la pièce déjà annoncée sous le titre de La Vallée des Fleurs. Ce ballet est l’histoire d’une jeune fille qui se jette dans le Danube et qui est changée en la fleur de ce nom ; cette chronique allemande à la fois gracieuse, touchante et dramatique, après avoir heureusement inspiré les deux auteurs de la ballade, a fourni, nous assure-t-on, à M. Taglioni le sujet d’un petit drame chorégraphique que sa fille a orné de ses grâces, de son jeu pathétique et de toutes les séductions de son art et de sa personne.

Revue des Théâtres, in La Mode - septembre 1836

Fleur des champs dans le bouquet du quadrille des "pièces nouvelles" en 1836 à l'Académie Royale de Musique, La Fille du Danube croisa les [in]oubliés pas et chants des Huguenots, du Diable Boiteux et de La Esmeralda

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Aurélie Dauvin © Corps et Graphies

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