La Danse Corps et Graphies - Invitation[s] au[x] Festin[s] de L'Araignée -Page 4

"Suite[s] d'orchestre"

Si les trois "grands Festins entrés dans les souvenirs "antomologiques" de La Danse sont bien ceux du 3 avril 1913 [au Théâtre des Arts], du 5 décembre 1922 [à l'Opéra-Comique], et du 1er mai 1939 [à l'Opéra de Paris], "la vorace tégénaire" tendit sa toile [côté] jardin, au perches de quelque fleurs… Et quelques pétales de roses se détachent pour des petits ou grands premiers rôles au matin de ces carrières les vers sortent de la pomme, devenus considérablement plus gras.

Le Dictionnaire de La Danse - Editions Larousse, 2008 -, indique :
"Autres versions : A. Howard (1944, Sadler's wells B[allet].) S. Gaskell (1953)".

"Tandis que les fourmis se retirent, sans cesser de s'occuper à quelque besogne profitable,
les vers sortent de la pomme, devenus considérablement plus gras."

Page de programme. Le Festin de L'Araignée. Distribution. Argument.
Un feuillet de programme…
Photo extraite du dossier "Maurice Béjart à Vichy - 1946-1949 - Musée de L'Opéra de Vichy

Robert Blot
Roberrt Blot dirige l'orchestre [de Vichy] lors d'un gala de danse…
Photo extraite du dossier "Maurice Béjart à Vichy - 1946-1949 - Musée de L'Opéra de Vichy

Au premier chapitre de ses "Mémoires", Un Instant dans La Vie d'Autrui(1), Maurice Béjart évoque son premier rôle dans une compagnie professionnelle ; ce rôle qui fit de lui un danseur… Alors que "la troupe à Monte-Carlo était complète et n'avait pas besoin de garçons.", il apprend, des danseurs, "qu'on engage à Vichy. Il y aura une saison de trois mois sous la direction de Léo Staats, pour un public de curistes. On cherche des garçons."
Il raconte :

"Je n'avais même pas eu le temps d'apprendre quel ballet j'allais danser […] Ah ! C'est Shéhérazade ! Enfin un vrai ballet ! J'en avais vu des photos.
Le directeur arrive, me regarde travailler et arrête tout :
- Pas possible ! Il n'est pas possible ! Avec un corps pareil, comment oser le mettre torse nu sur scène sans que la salle éclate de rire ?
Je devais être un des beaux esclaves en pantalon bouffant.

…La déception d'abord. Pourtant, bientôt :

"Le même directeur me croise plus tard et m'interpelle :
- Mon petit, je monte maintenant Le Festin de L'Araignée. Il y aura un rôle pour toi.
Le Festin de L'Araignée, quésako ? Le pianiste m'apprend que c'est un divertissement sur la vie des insectes : une araignée au milieu de la scène tisse sa toile et guette le papillon, l'éphémère, quelques bousiers mais pas de raton laveur.
Et moi là-dedans ? Eh bien il y a une énorme pomme en carton : il ne faudra pas moins de trois machinistes pour la faire basculer en scène quand elle est sensée se détacher de l'arbre. On compte alors jusque trois et un ver sort de la pomme.
Le ver, c'est moi. On m'a garrotté, muselé, entortillé dans un costume de satin blanc en forme de tuyau, la tête enfermée dans une cagoule en velours noir avec deux antennes. Je n'ai plus qu'à me vautrer et ramper. Il faut traverser la scène entière, en diagonale, sans cesser d'être élégant ! Pendant ce temps, les autres, eux, sautent autour de moi !
Ce n'est pas la joie, mais je danse. Je resterai, dans le Corps de ballet, le petit maigre côté jardin…"

Corps de Ballet
La troupe en 1946…
Photo extraite du dossier "Maurice Béjart à Vichy - 1946-1949 - Musée de L'Opéra de Vichy

Dans l'ouvrage qu'elle consacre à Maurice Béjart intitulé Béjart, Le Démiurge(2), Ariane Dollfus raconte, dans un chapitre intitulé "Les annnées de galère", "le grand saut" du jeune artiste qui "quitte définitivement cette Méditerranée de son enfance." Elle poursuit : "Cette escale fugace dans l'Allier le temps d'un été n'aura que peu d'importance […] Staat lui attribua dans son Festin de L'Araignée un rôle dont il se souvient avec une quasi répugnance, celui d'un ver de terre emberlificoté dans un costume ridicule dans lequel il devait traverser le plateau en se roulant par terre. Il se sentira très humilié, mais pas déçu d'avoir décroché ses premiers cachets. Béjart ne parlera toujours que de ce fâmeux rôle humiliant, mais à y regarder de plus près dans le programme de cet été-là, il a d'autres petits rôles à son actif. Il participe même à une version du Boléro sur la musique de Ravel."

Sur les pages d'archives recueillies dans le dossier "Maurice Béjart à Vichy - 1946-1949", réalisé par le Musée de L'Opéra de Vichy, résonnent quelques précieuses notes.

On y lit ainsi, à propos de "La Grande Compagnie des Ballets de Vichy":
"La troupe qui a pour maître de ballets Paul Durozoi, danseur de l'Opéra, est dirigée par Léo Staats, Maître de Ballet à l'Opéra de Paris. […] La troupe participe aux ouvrages lyriques et, du 28 juin au 13 septembre, monte 13 ballets présentés en 12 galas. Ce sont : Boléro, Coppélia, Les Deux Pigeons, Le Festin de L'Araignée, Giselle, La Grisi, Le Lac des Cygnes, La Nuit Ensorcelée."

On y lit aussi, à l'affiche du Théâtre du Casino, le "Premier Gala de Danses" le vendredi 28 juin [1946]. "Au programme :
Coppélia ballet en 2 Actes - Musique de Léo Delibes
Le Festin de L'Araignée poème Chorégraphique - Musique d'Albert Roussel
Le Lac des Cygnes (2e Acte) - Musique de Tschaïkowsky"

Léo Staats
Léo Staats, Directeur de la danse [et chorégraphe du Festin de L'Araignée]
Photo extraite du dossier "Maurice Béjart à Vichy - 1946-1949 - Musée de L'Opéra de Vichy

Scène
Paul Durozoi, Maître de Ballet
Photo extraite du dossier "Maurice Béjart à Vichy - 1946-1949 - Musée de L'Opéra de Vichy

"L'éphémère danse quelques instants avec les vers,
mais hélas sa fin est proche et il meurt à son tour."

En 1984, Claude Bessy choisi de remonter Le Festin de L'Araignée, d'après la chorégraphie d'Albert Aveline, pour le spectacle annuel des élèves de l'Ecole de Danse qu'elle dirige alors depuis une dizaine d'années, devenu une véritable tradition depuis sa "première" en 1977.

Au programme
Feuillet du "programme" avec l'une des distributions du Festin de L'Araignée par L'Ecole de Danse de l'Opéra de Paris - mars 1984

Au programme deux 'autres pièces "oubliées" - du Répertoire du Ballet de l'Opéra [de Paris] : Le Tombeau de Couperin - chorégraphié par Georges Balanchine - et Les Caprices de Cupidon - chorégraphié par Vincenzo Galeotti -.

Gérard Mannoni présente, in Les Saisons de La Danse d'avril [1984], "Des classes qui font leurs preuves"dans "une vraie pièce de répertoire, Le Festin de L'Araignée […] qui fit jadis les beaux soirs du Palais-Garnier." Un ballet "ressuscité", "avec cette multitude d'insectes, de vers et de papillons sortis de quelque Disneyland, en plus poétique et en nettement plus joli !"…

L'Ecole de danse de l'Opéra de Paris
Des classes qui font leurs preuves
par Gérard Mannoni

Ce n'est pas une simple formalité. Chaque année le spectacle de l'Ecole de l'Opéra de Paris fait salle comble, et à juste titre.

L'intérêt de cette manifestation est en effet multiple. Elle permet d'abord aux élèves de se mesurer avec le public dans de vrais ballets, répétés et travaillés comme le feraient des danseurs confirmés. Le milieu professionnel peut aussi juger le niveau du travail accompli et s'efforcer de repérer les futures valeurs en herbe.

Pour la cuvée 1984 présentée au Théâtre des Champs-Elysées, Claude Bessy, directrice de l'Ecole de danse, n'avait pas choisi la facilité. Elle pouvait se le permettre car on sait la rigueur et l'efficacité de l'enseignement qu'elle dirige depuis maintenant une dizaine d'années.

Un petit monde de Disneyland

D'emblée, un Balanchine. Pourquoi pas? Le Tombeau de Couperin[…]

Venait ensuite une vraie pièce de répertoire, Le Festin de L'Araignée, sur la musique d'Albert Roussel, qui fit jadis les beaux soirs du Palais-Garnier. Ce choix correspond à une volonté de Claude Bessy, qui préfère se tourner vers des ballets un peu oubliés ou rarement dansés, y voyant une manière à la fois de les ressusciter et d'éviter des comparaisons trop dangereuses pour ses jeunes protégés, qui ne prétendent pas rivaliser avec les stars en place.

Nathalie Quernet fut pourtant une araignée scéniquement très présente, prête à dévorer les frêles mais si dansantes Virginie Kempf et Nelly Caillaut.

Photographie supprimée :
"Les Caprices de Cupidon" de Vincenzo Galeotti. École de Danse de L'Opéra de Paris
Photo R. Torette

Photographie supprimée :
"Le Tombeau de Couperin" de Balanchine. École de Danse de L'Opéra de Paris
Photo C. Masson

L'ensemble du spectacle était d'ailleurs plein de charme avec cette multitude d'insectes, de vers et de papillons sortis de quelque Disneyland, en plus poétique et en nettement plus joli !

Tout ce petit monde se comporte déjà comme une troupe de vétérans de la scène. On admire la netteté des pas, la ligne des bras et des jambes et le beau travail de pieds qui permet à ces artistes d'aborder sans risques une pareille oeuvre.

Scène
"Le Festin de L'Araignée" d'Albert Aveline. École de Danse de L'Opéra de Paris
Photo C. Masson

Pour finir, un autre univers magique, celui d'une antiquité baroque. Les Caprices de Cupidon[…]

Y a-t-il beaucoup d'écoles de danse de par le monde qui peuvent aligner pareille cohorte d'espoirs si bien affirmés ?

G[érard] M[annoni] : Les Saisons de La Danse - avril 1984


Pour La Danse en avril [1984], Marie Hamon applaudit la tradition et les talents de l'Ecole de Danse [de L'Opéra de Paris], notamment dans Le Festin de L'Araignée

Spectacle de l'Ecole de Danse de l'Opéra

Depuis 1977, les spectacles de notre école nationale se succèdent avec un égal bonheur, celui d'une fête de la jeunesse et de la grâce. Le niveau des élèves semble en hausse régulière : une technique poussée, un placement plus sûr, auxquels viennent s'ajouter actuellement un approfondissement du travail des bras. Jusqu'alors on pouvait reprocher au ‘‘style Opéra” une certaine mièvrerie, au détriment du lyrisme et de l'expression pure. L'Ecole paraît s'attacher à renouveler le style de la Maison et les élèves ont acquis une véritable élégance de style, bien trop souvent négligé, notamment au sein de la compagnie. Les ports de tête et les épaulements nous reviennent soudain de l'école Russe, légèrement “tempérés de retenue” (pour citer Claude Bessy), mais faut-il vraiment s'en étonner ? D'une part, les écoles étrangères se sont développées sous l'influence des artistes français des siècles passés, d'autre part l'école, sous la férule de Claude Bessy, dispense aujourd'hui un enseignement plus diversifié et par là, plus ouvert. Il s'agirait donc, en quelque sorte, d'un juste retour… Toutefois, il faut bien avouer que l'Opéra de Paris avait eu à coeur de “préserver la tradition” au point de la figer dans un maniérisme tout droit sorti du 19me siècle, perpétuant le style immortalisé par le célèbre “pas de quatre”, fort charmant mais pièce de musée désuette par rapport à l'évolution de la danse académique. Voilà que l'on se prend enfin à espérer que les élèves de l'école seront une véritable cure de jouvence pour la compagnie, apportant leurs inépuisables réserves de jeunesse, de dynamisme, et une fraîcheur de style bienvenue. Espoir confirmé par ce dernier spectacle proposé par l'Ecole. Un programme très éclectique qui mit en valeur l'ensemble des classes dans des ballets diversifiés et bien adaptés.

En ouverture le Tombeau de Couperin. […]

A travers l'harmonie des ensembles, on distinguait pourtant, malgré l'homogénéité du groupe, une ravissante ballerine nommée Natacha Quernet, qui attirait le regard par sa silhouette fine et l'élégance exceptionnelle de sa danse. Impossible de ne pas remarquer cette jeune fille au talent prometteur, talent confirmé dans le 2me ballet : Le Festin de L'Araignée dont elle tenait le rôle titre. Il fallait bien posséder une ligne aussi parfaite pour supporter le costume, disons-le, assez peu seyant, qu'on lui a infligé, sans en être défavorisée. Elle déploie, dans cette chorégraphie (d'après Aveline) toutes les ressources de ses possibilités… développés d'une amplitude et d'un “fini” remarquable, mis en valeur par un cou-de-pied idéalement cambré, légèreté des sauts, résistances des pointes, arabesques interminables, expression… Natacha Quernet porte en elle, sans aucun doute, les signes annonciateurs d'une future soliste. Qu'elle continue donc dans la ligne de travail et de sérieux qu'elle semble s'être assignée. Pour ne pas oublier d'autres éléments intéressants, il faut citer Virginie Kempf qui possède une grâce naturelle, une belle élévation, et un certain rayonnement qui illumine son interprétation. Elle fut “l'éphémère” léger et radieux de ce ballet où l'ensemble des classes parut à son aise. Bien entendu, la salle s'attendrit particulièrement sur les plus jeunes : papillons, criquet, cigale, coccinelle, petit ver, mille pattes, fourmis… tout un monde d'insectes vus avec candeur et poésie, où les élèves de la 5me division s'illustrèrent avec le naturel de leur âge…

[…]

Le spectacle, devenu “l'évènement”, est maintenant attendu, non seulement par les parents et les élèves, mais aussi par tous ceux qui s'intéressent à l'avenir de la première compagnie française, et cherchent, en cette occasion, à déceler de nouveaux talents, et l'évolution de l'Ecole. Rassurons- nous, les talents ne manquent pas et l'Ecole est en de bonnes mains, merci. Par la grâce de ces jeunes qui sauront allier une technique de haut-niveau à l'élégance d'un style enfin épuré, la compagnie recevra une véritable transfusion d'énergie nouvelle qui lui redonnera, soyons en sûrs, la place qui doit être la sienne et qu'elle assume parfois avec une certaine irrégularité. La Compagnie de demain se crée, aujourd'hui, à l'Ecole de Danse, grâce à la volonté de Claude Bessy.

Marie Hamon : Pour La Danse - avril 1984


Au programme de la Saison 1985-1986, les élèves de l'Ecole de Danse [de l'Opéra de Paris] invitent à nouveau le public au Le Festin de L'Araignée

Une photo "souvenir" paraît dans la publication du Théâtre national, Opéra de Paris, dans son numéro de juin-juillet [1986]…

Scène
Spectacle [de l']Ecole de Danse : Le Festin de L'Araignée avec Laurence Jardin, Benjamine Dupont, Natacha Gilles
Photo Marignac

En juillet 1986, le magazine Danse Conservatoire revient sur le spectacle de l'Ecole de Danse [de L'Opéra de Paris], et quelques paragraphes de l'article "décrivent" le menu du Festin de L'Araignée

Scène

Ecole de Danse de l'Opéra de Paris

LE FESTIN DE L'ARAIGNEE

Le livret de Gilbert de Voisins (descendant de Marie Taglioni) s'inspire d'un livre du naturaliste Henri Fabvre, Souvenirs entomologiques et nous fait entrer dans le monde des insectes.

La paisible musique du prélude ne laisse rien augurer du drame qui va se dérouler autour d'une araignée qui guette sa proie. Alors que des fourmis conjuguent leurs efforts pour transporter une pétale de rose, un papillon, ivre de lumière se prend dans la toile où il meurt.

L 'araignée sera finalement tuée par une mante religieuse. Le Ballet s'achève sur une grandiose musique accompagnant les funérailles d'un éphémère, alors que la tombée de la nuit ramène le calme dans le jardin.

Léo Staats en créa la première chorégraphie en 1913, au Théâtre des Arts. Le Ballet fut remonté à l'Opéra en 1940 dans une version d'Albert Aveline, et des décors et costumes de Leyritz; Claude Bessy a reconstitué cette dernière version pour les élèves. Trois danseuses de première division alternaient dans le rôle de l'araignée : Nathalie Ziegler, Céline Talon et Béatrice Martel.


Irène Lidova, qui chroniqua jadis le ballet - dans Marianne, le 10 mai [1939] - l'évoque, au programme du spectacle de l'Ecole de Danse [de L'Opéra de Paris] in Les Saisons de La Danse de l'été 1986. Elle déplore que'au Festin de L'Araignée, les enfants "trouvent peu d'occasion de déployer leur charme et leur habileté."…

Petit rat deviendra grand

Le spectacle de l'Ecole de danse de l'Opéra de Paris a une fois encore recueilli l'enthousiasme d'un public de plus en plus jeune.

Claude Bessy, directrice de l'Ecole de danse de l'Opéra de Paris, est à l'honneur. Les journaux multiplient sa blonde image entourée de ses petits "rats", aussi bien à l'occasion des spectacles annuels qu'elle a présentés avec un immense succès à l'Opéra Comique, que grâce à son projet d'une nouvelle école de danse qui pousse à Nanterre, où les "rats" connaîtront enfin un confort inespéré : de nombreux studios vastes et clairs dont ils auront le monopole, un espace vert, un théâtre, une bibliothèque, des cantines et autres merveilles inconnues dans les murs séculaires de l'Opéra.

Au programme du spectacle 1986 s'inscrivaient trois ballets, précédés d'un court défilé traditionnel sur la musique de Mendelssohn. Le Concerto en Ré de Bach est avant tout une démonstration d'école exemplaire […]Les deux autres ballets, Le Festin de L'Araignée et Les Caprices de Cupidon, reconstitués par Claude Bessy et Arlette Weinreich, appartiennent à l'ancien répertoire de l'Opéra.

Nous ne pensons pas que Le Festin de L'Araignée, montée en 1940 par Albert Aveline sur la fameuse partition d'Albert Roussel, convienne particulièrement aux enfants, qui trouvent peu d'occasion de déployer leur charme et leur habileté. On retrouve le décor de Leyritz, la toile d'araignée où, à la création, Suzanne Lorcia se suspendait avec adresse.

Cette fois, la jeune Béatrice Martel s'y accroche en faisant semblant d'attraper d'innocentes proies, papillons, abeilles, libellules. Un corps de ballet de fourmis trottine en traversant la scène, suivi par un mille-pattes volumineux. Dans cette gentille reconstitution, on remarque quelques jeunes solistes dont Anne Rebaschini à la ligne idéale et Ghislaine Fallou en joli papillon.

[…]

Irène Lidova : Les Saisons de La Danse - été 1986

"[...]
Les insectes, rassurés, organisent alors les funérailles de l’éphémère, et leur cortège s’éloigne."

Les chroniqueurs en avaient tôt rendu compte : la Suite d'Orchestre qu'Albert Roussel tira des épisodes du ballet fit le succès de cette composition originale.
La nuit tombe sur le jardin solitaire."

1. Editions Flammarion, 1978.

2. Editions Arthaud, novembre 2017.

Aurélie Dauvin © Corps et Graphies

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