La Danse Corps et Graphies - Rencontre avec Albavictoria Nadal

Du Corps de Ballet Royal danois, se détache une jeune femme, Albavictoria Nadal, qui pétille de la grâce et offre toute la générosité "inscrite" dans ses racines catalanes.

Elle a répondu avec un vif enthousiasme à l'invitation de Corps et Graphies et notre échange nous entraîne d'Espagne en Scandinavie, jusqu'à Paris - peut-être, au détour d'une tournée prochaine - !

Aurélie Dauvin : Votre vie rime avec la danse depuis la toute petite enfance. Voulez-vous raconter vos jeunes années de classe de ballet en premières scènes ?

Albavictoria Nadal : Mes premières leçons de danse ont commencé alors que j’avais quatre ans, à l’école de danse de Manresa, où j’habitais, en Catalogne, et avec Olga Roig, que je considère pour toujours comme ma "Ballet Mama". A cet âge là, et comme activités extrascolaires, mes parents m’inscrivirent également à des cours de Judo et de Natation.

Assez rapidement, je réalisai que le judo n’était pas fait pour moi. Cependant, j’avais un intérêt grandissant et je développai par conséquent certaines aptitudes pour la natation et la danse. L’un et l’autre me motivaient et je commençais à suivre ces cours tout à fait sérieusement, en dépit de mon jeune âge.

Au bout de deux ans, mon corps commença lui aussi à subir quelques transformations dues à un entrainement intense - Je m’élargissais et renforçais tout spécialement les muscles de mon dos à cause de la pratique de la natation - et ce fut alors le moment où je dus faire un choix.

Ce choix était facile à mes yeux : suivre les cours de danse n’était pas pour moi une quelconque activité extrascolaire, mais une activité à laquelle je prenais un réel plaisir. A partir de ce moment-là, la "Danse" devint l’essentiel dans ma vie.

A l’âge de huit ans environ, je fus admise à l’Institut du Théâtre, à Barcelone, où j’étudiai pendant trois ans. J’y reçus des cours de Danse académique, de Ballet Espagnol et de Danse Contemporaine. Pendant l’été de la troisième année, je décidai d’aller à l’Ecole de Danse de Victor Ullate, à Madrid, parce que je voulais profiter de cet été-là pour faire l’expérience de cours intensifs… - Cette école jouissait d’une très bonne réputation dans l’enseignement du Ballet espagnol -. Victor me proposa une scolarisation complète si je restais dans son école, ce que j’acceptai jusqu’à l’âge de dix-sept ans. Victor Ullate devint le grand professeur de ma jeunesse.

Je considère la décision de quitter la maison familiale à l’âge de douze ans, et de partir pour Madrid en formation dans cette école, comme la première décision capitale dans ma vie : je voulais devenir une danseuse professionnelle ! Je vécus cinq ans à Madrid, élève de l’Ecole de Victor Ullate, et plus tard comme stagiaire dans sa Compagnie.

A. D. : Vous êtes bientôt partie "en tournée" loin de votre Espagne natal pour débuter, très jeune, votre carrière au Danemark.

A. N. : A dix-sept ans, je passai une audition à L’Ecole du Royal Ballet où j’eus l’opportunité d’étudier pendant un an en Troisième Année de l’Ecole Supérieure. Ce moment fut la seconde étape importante de ma vie, non seulement parce que je partais pour la première fois vers un nouveau pays, mais parce que s’ouvrait à mes yeux tout un nouveau monde. Londres était une nouvelle expérience artistique dans tous les sens du terme : j’élargissais ma perspective sur le monde de la Danse et ma passion et mon empressement à progresser vers de nouveaux horizons grandissaient !

Une fois diplômée, j’ai passé une audition pour entrer au Ballet Royal du Danemark à Copenhague et ainsi, je commençais officiellement ma carrière de danseuse professionnelle.

Solo…
Albavictoria Nadal , Lost on Slow (Photographie : David Amzallag)

Pourquoi le Danemark ? - Eh bien, pour être honnête, mon chemin vers ce pays scandinave se fit d’une manière inattendue mais qui tombait bien, justement parce que je n’avais jamais eu comme premiers projets de vivre et travailler à Copenhague… [Sourire !]

Les années passent vite et je viens tout juste de commencer officiellement ma huitième saison dans la compagnie. Au début j’étais dirigée par Frank Andersen et depuis peu Nikolaj Hübbe est devenu Directeur. Avec chacun d’eux, j’ai eu la sensation "d’être à la bonne place au bon moment", ce qui fait de moi une femme très heureuse et privilégiée.

Il y a toujours des hauts et des bas dans une carrière professionnelle (comme dans la vie en général), mais je trouve que j’ai de la chance parce que grâce à mon emploi je peux ressentir un progrès constant, à la fois comme personne et comme danseuse. Bien des choses ont changé dans la Compagnie depuis mon arrivée, mais cela me permet d’avoir la possibilité de progresser dans le changement.

A. D. : Aimeriez-vous revenir un jour en Espagne en tant que danseuse professionnelle ?

A. N. : Bien sûr, pour moi, ce serait magnifique de pouvoir danser chez moi pour bien des raisons !

Je me suis promis que je ne quitterai pas la scène sans danser, au moins une fois, au Gran Teatre del Liceu, à Barcelone.

A. D. : Quelles réactions vous inspire la situation de la danse en Espagne ?

A. N. : En dehors de mon amour pour mon pays… Il est vrai qu’en Espagne, Le Ballet, comme toute forme d’arts, a eu - et cela continue - de nombreuses difficultés de "promotion". A présent, il y a des initiatives importantes de la part des administrations de la Danse, de la part de personnalités et institutions artistiques, comme le nouveau gouvernement de la "Generalitat de Catalogne", et qui me permettent d’être à la fois optimiste et fière, mais que je sens encore fragiles pour le but à atteindre.

J’aimerais penser qu’avec le temps, de la persévérance et de la patience, ces difficultés que rencontre la Danse, s’estomperont pour un avenir stable et plein de promesses.

Il faudrait sans doute changer radicalement les valeurs et la perspective que les principales institutions politiques et la société en général, ont vis-à-vis de cette forme d’art. Pour résumer, la Danse n’a pas de rôle dans la Culture Espagnole, et c’est pourquoi elle a besoin d’un plus grand effort des politiques et de la société afin d’être traitée avec respect et bénéficier d’une prévenante attention.

J’aimerais dire combien je pense que l’Espagne est un pays qui possède un potentiel très prometteur; une bonne école et des danseurs doués d’une grande volonté et d’une forte détermination ! Mais une fois dans le monde professionnel, la situation se révêle instable, et c’est la raison pour laquelle la plupart des danseurs éprouvent le besoin d’émigrer. La dispersion des artistes espagnols dans le monde entier en est la triste et inévitable conséquence, mais elle développe aussi la passion que nous mettons à faire valoir nos racines dans toutes les terres. Je dirais que dans presque toutes les compagnies il y a au moins un ou deux danseurs espagnols qui irradient notre esprit latin.

Je voudrais encore ajouter, car c’est important, qu’il ne faut pas oublier l’effort que réalisent certaines institutions en travaillant "sur place" pour améliorer la situation. Il y a aujourd’hui des compagnies classiques et néoclassiques qui deviennent plus solides, comme la Compagnie de Ballet Victor Ullate et le Ballet de Angel Corella. Malheureusement, il est vrai qu’il leur faut encore produire un gros effort pour atteindre le niveau des compagnies de ballet européennes connues mondialement, et ils manquent alors un appui financier.

A. D. : Beaucoup de ballettomanes pensent que Nacho Duato a contribué à la "petite mort" de la danse…

A. N. : Absolument PAS ! Je pense que le travail de Nacho Duato au sein du Ballet National d’Espagne a été vraiment admirable et doit être pleinement respecté. Il a développé la Compagnie dans un style qui était sa spécialité propre : il a une base moderne et contemporaine, c’est pourquoi il est resté fidèle à son savoir faire, il n’a pas eu la prétention de réaliser des choses pour lesquelles il n’était pas bon. Le jury qui a pris la décision de le nommer comme Directeur savait quel était son cursus dans le domaine de la danse de ballet et où l’avait amené sa carrière professionnelle. Par conséquent, il a travaillé dur dans ce sens, pour développer son talent et son savoir faire au sein de cette compagnie.

Personnellement, je me sens très fière de l’héritage qu’il a laissé à la danse dans notre pays et c’est pour cela que je suis très déçue de la manière dont s’est passé son départ.

A. D. : Que signifie la nomination de José Martinez à la tête de la compagnie Nationale ?

A. N. : Je dois admettre que je me suis sentie revivre complètement quand j’ai entendu la nomination de José Martinez comme nouveau Directeur Artistique de notre Compagnie Nationale. Les changements, si on les considère avec un esprit ouvert et un regard bienveillants, sont toujours un bien. Nacho Duato a fait un excellent travail qui a été respecté et apprécié, mais le temps était venu de changer.

Je n’ai eu que deux occasions de travailler avec José : une fois en dansant une de ses chorégraphies, La Favorite ; la seconde fois, quand il fut invité par le Ballet Royal du Danemark, pour danser un des principaux rôles masculins dans Etudes de Harald Lander. C’est pour cela que je ne me reconnais pas le droit de parler de lui avec discernement, mais je peux dire que son énergie et son assurance se sont révélées à travers les deux expériences que nous avons partagées. Je pense aussi, qu’il va apporter à l’Espagne le regard et l’expérience du ballet professionnel européen qu’il a acquis pendant toutes ses années à Paris, et comme danseur invité dans le monde entier. Je suis sûre que la route ne sera pas facile pour lui mais je crois vraiment qu’il peut parvenir à donner un nouveau niveau au ballet classique dans notre pays et cela me remplit d’espoir.

A. D. : Peu à peu, vous progressez dans le Corps de ballet pour danser des rôles de solistes. Quelles interprétations vous ont-elles particulièrement marquée ?

Danse Russe
Albavictoria Nadal, Jean-Lucien Massot, dans la Danse Russe du Lac des Cygnes (Photographie :David Amzallag)

Danse Russe
Albavictoria Nadal, Jean-Lucien Massot, dans la Danse Russe du Lac des Cygnes (Photographie :David Amzallag)

A. N. : Comme vous le dites, je fais partie du Corps de Ballet, mais j’ai aussi eu la chance d’interpréter différents rôles de solistes. Si je devais citer quelques rôles que j’ai pu danser jusqu’à maintenant, ce serait : Témoin d’Alvin Ailey, Lost on the Slow - la Sylphide - de Jorma Elo, Dark Angel dans Sérenade de Georges Balanchine, Calliope dans Apollon, de Georges Balanchine, la "Danse Russe" dans Le Lac des Cygnes, et Birthe dans Folk Tales d’Auguste Bournonville, dans la nouvelle version de Nikolaj Hübbe. L’aspect positif dans notre compagnie c’est que, même si nous avons une hiérarchie officielle et établie, quand vient pour notre Directeur le moment de la distribution des rôles, il fait son choix comme il le sent, en prenant celui ou celle qu’il pense être le meilleur pour le rôle. Bien sûr, le directeur et le chorégraphe, donnent plutôt sa chance à un membre du Corps de Ballet s’ils pensent qu’il doit en être ainsi.

Dans mon cas, ce fut un heureux hasard, et grâce à ce système "libre", j’ai eu la chance d’avancer dans ma carrière artistique et de garder la force de ma motivation. Evidemment, c’est une situation exigeante en tant que membre du Corps de Ballet, car j’ai deux fois plus de travail : assurer mes rôles dans le Corps de Ballet et en même temps travailler de nouveaux rôles de soliste. Mais c’est un chalenge physique et mental qui me plaît.

Lost on Slow…
Albavictoria Nadal, Tim Matiakis, dans Lost on Slow (Photographie : Per Morten Abrahamsen)

A. D. : Que diriez-vous de l’"ambiance" d’un Corps de Ballet ?

A. N. : Je pense qu’il est sain pour tout danseur, surtout après sa formation, de faire l’expérience du travail dans le Corps de Ballet. Faire partie d’un Corps de Ballet puissant montre votre discipline, votre esprit d’équipe et vous donne la possibilité d’être sur scène à de nombreuses occasions et par conséquent de le respecter et en devenir familier.

Je ressens cette partie de ma carrière comme un travail exigeant parce qu’on apprend à être généreux et respectueux des autres, on apprend à créer sa propre atmosphère. A mon avis, une des clés du vrai bonheur dans le travail est de trouver la paix et la confiance en soi. Alors il est plus facile de partager avec les autres !

Danse Russe
Albavictoria Nadal, Jean-Lucien Massot, dans la Danse Russe du Lac des Cygnes (Photographie :David Amzallag)

Danse Russe
Albavictoria Nadal, Jean-Lucien Masson, dans la Danse Russe du Lac des Cygnes (Photographie :David Amzallag)

A. D. : Au "chœur" du Corps de Ballet, vous vous détachez pour interpréter des rôles de demi-soliste…

A. N. : Pour être exacte, il m’est difficile de citer des rôles de demi-soliste ou de soliste car il n’y a que trois grades dans notre compagnie : principal, soliste danseur du Corps de Ballet. Mais comme demi-soliste, je me souviens, avec une affection toute particulière, de l’occasion que j’ai eu de danser les "dames blanches" dans Etudes pour l’ouverture du Théâtre de l’Opéra de Copenhague, ainsi que du rôle de demi-soliste dans les deuxième et troisième mouvements de La Symphonie en Ut de Georges Balanchine.

Requiem…
Albavictoria Nadal dans Requiem (Photographie : Henrik Stenberg)

Mes premier rôles de soliste dans le Ballet… J’ai dansé "Marie Madeleine" dans Requiem de Tim Rhuston et le solo de Témoin d’Alvin Aley. Je me sentais alors la femme la plus heureuse au monde.

A. D. : Vous avez participé à la "Danse Espagnole" du Lac des Cygnes de Peter Martins. Petit clin d’oeil à votre origine…

A. N. : Dans cette "danse", je me suis sentie particulièrement à l’aise car j’ai pu l’interpréter avec mes connaissances techniques spécifiques à la danse espagnole. Ce fut pour moi un véritable amusement et je me suis réellement identifiée au style et à la chorégraphie.

Danse Espagnole
Albavictoria Nadal, Fernando Mora, dans la Danse Espagnole du Lac des Cygnes (Photographie : David Amzallag)

A. D. : Comment définiriez-vous votre style ?

A. N. : C’est une question délicate. Je ne peux pas dire spécifiquement quel est mon style car je m’adapte constamment aux nouvelles chorégraphies et à leurs styles. Mais si je devais me définir moi-même comme danseuse, je considèrerais la sensibilité et la spiritualité comme les qualités attachées à ma façon de travailler. J’aime danser des rôles forts et dramatiques, les interpréter et me mettre dans la peau des différents personnages. Je prends un réel plaisir à jouer de cette manière car cela me met au défit, cela me force à repousser au loin "les limites de mon ego" et me fait progresser.

Par ailleurs, j’ai aussi une prédisposition pour des rôles comme "La Danse Espagnole" du Lac des Cygnes de Peter Martins; cela est dû à mon apparence méditerranéenne et latine bien sûr… [Sourire !]

Serenade
Albavictoria Nadal dans Serenade(Photographie : David Amzallag)

Serenade
Albavictoria Nadal dans Serenade (Photographie : David Amzallag)

Pour ma technique, elle est le résultat de la combinaison de plusieurs Ecoles, et je continue à la développer. Il y a toujours quelque chose à améliorer et à apprendre.

Si j’ai pu acquérir plus, techniquement parlant, je devrais dire que ce fut d’abord à l’école de Victor Ullate, ; j’ai reçu la formation à la technique Vaganova et de l’école Cubaine… plus tard la technique du Royal Ballet et au Danemark, l’influence des cours de Bournonville mêlée à l’enseignement russe et au jeu de jambes américain. Honnêtement, c’est un procédé d’apprentissage sans fin.

A. D. : Dans quel répertoire souhaiteriez-vous vous épanouir encore ?

A. N. : Ici, en tant qu’étrangère, ce fut et c’est un merveilleux privilège de pouvoir apprendre directement le style Bournonville grâce aux danseurs danois les plus experts. Quand je suis entrée dans la compagnie, sous la direction de Frank Andersen, nous avions - pour les danseurs étrangers - des "cours Bournonville" une fois par semaine. Et c’est depuis lors que j’ai conçu une véritable admiration pour ce style.

Pendant les deux dernières saisons, j’ai eu la chance de danser des rôles essentiels dans des ballets de Bournonville, tels que : le "Pas de 6" de Napoli, au 3ème acte, ou le "Pas de 7" de Folksagen, ainsi que des petits solos dans des ballets tels que La Sylphide ou Konservatoriet et par conséquent j’étais en contact direct avec ce style.

D’autre part, je suis passionnée de ballets classiques et néoclassiques. Depuis l’avènement de Nikolaj Hübbe comme Directeur Artistique, de nombreux ballets classiques sont entrés au répertoire, qui comprend les "grands classiques" comme Giselle et le Lac des Cygnes, mais aussi de nombreuses chorégraphies de Georges Balanchine et de Jérome Robbins. J’aime danser dans tous ces ballets, mais comme je l’ai dit déjà, j’ai aussi un très vif désir de progresser dans d’autres domaines, en particulier dans le style néoclassique. Jusqu’à maintenant, j’ai eu la chance de danser dans des œuvres de Jiri Kylian, John Neumeier, Jo Stromgen, Kim Brandstrup, Sidi Larbi Cherkaoui, parmi tant d’autres…

Witness…
Albavictoria Nadal DANS Witness (Photographie : David Amzallag)

Witness…
Albavictoria Nadal dans Witness (Photographie : Per Morten Abrahamsen)

A. D. : Savez-vous si vous participerez à la tournée hivernale du Ballet Royal du Danemark à l’Opéra de Paris ?

A. N. Le choix définitifs pour les représentations de Napoli à Paris n’a pas encore été annoncé, mais je peux dire que dans les représentations que nous avons déjà données, à Copenhague et aux Etats Unis, j’avais été réellement impliquée dans la production, et j’espère participer à la tournée parisienne.

Mes rôles sont : Giovannina au Premier acte, Najader, soliste au deuxième acte et j’ai aussi participé déjà au Pas de 6 au 3ème acte. Je dois reconnaître que j’aime vraiment danser la nouvelle production de Nikolaj Hübbe et j’espère bien pouvoir partager l’énergie napolitaine et méditerranéenne avec les spectateurs français. C’est un joli voyage à Naples !

Solo…
Albavictoria Nadal dans Napoli (Photographies : David Amzallag)

A. D. : Vous êtes très jeune, vous avez sans doute beaucoup de projets ! Et peut-être malgré tout déjà "après la danse"…

A. N. : Tout d’abord, mon but est de pouvoir progresser dans la danse de jour en jour, car c’est ce qui m’apporte en ce moment la satisfaction et donne son sens à ma vie…

Je viens d’avoir vingt-sept ans, oui je suis jeune, mais aussi, à cause de mon métier, je sens que c’est maintenant que commencent à se poser de nombreuses questions à propos de mon avenir. Aujourd’hui, je ressens absolument le besoin d’avoir avant tout un métier où je m’identifie complètement et par lequel je peu "grandir" aussi de jour en jour, dans ma personnalité et dans ma vie artistique. Pour le moment, danser représente "le monde" pour moi et je me sens totalement privilégiée.

Je suis pleinement consciente et ouverte à cela, que ce soit pendant une répétition, une représentation ou un cours du matin, il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre sur notre art et qui me fait découvrir encore de moi-même. C’est vraiment magique et généreux car j’ai l’impression d’avoir une relation amoureuse avec la danse !

Pourtant, cette profession a une fin et il est salutaire et essentiel de prendre conscience de cela.

J’ai conçu mes projets d’avenir après ma carrière de danseuse il y a quelques années. Parallèlement à mon activité de danseuse, j’ai fait mes "Humanités" grâce à une université virtuelle à Barcelone, U.O.C.Universtat Oberta de Catalunya. J’ai commencé il y a quatre ans avec comme but, jusqu’à présent, mon enrichissement personnel. Et puis j’ai continué à faire des recherches personnelles sur mes propres aspirations car je ne trouvais pas, dans ces études, de solution productive et pratique. Dans la vie, j’ai eu la chance de rencontrer des gens incroyables qui m’ont donné de brillants conseils, et, en d’autres termes, la réponse à mes doutes sur mon avenir est venue cet été : Je réalise que ma passion c’est la Danse mais ma future vocation sera la psychologie de la Danse. Aussi, cela en tête, j’ai officiellement démarré le cursus universitaire de Psychologie !

Air
Albavictoria Nadal, Mads Eriksen , dans Air (Photographie : Henrik Stenberg)

Dédicace
Albavictoria Nadal , Lost on Slow (Photographie : David Amzallag)

Un immense merci à Albavictoria Nadal pour sa sincérité, ainsi qu'aux photographes qui ont permis que cette rencontre soit richement illustrée.

Retrouvez cette danseuse parmi la troupe du Ballet Royal du Danemark - pages en Danois et en Anglais - !

Aurélie Dauvin © Corps et Graphies

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