La Danse Corps et Graphies - Rencontre avec Julie Gardette

C'est en France que Louis XIV offrit à l'art de la danse un berceau et ses "caractères" : l'Académi[sm]e… Pourtant, après que trois siècles ont passé, les portes des Théâtres se ferment au répertoire classique. Les Conservatoires, les Ecoles, forment cependant encore des artistes fort talentueux. Nombre de ces derniers s'en vont briller alors à l'étranger.

Ainsi, la carrière de Julie Gardette, qui fit ses classes au conservatoire de Lyon, l'a menée à l'avant-scène de Ballets renommés. La jeune femme, mère de famille épanouie, a répondu à l'invitation d'une Rencontre des Corps et Graphies "en liberté", vive et "directe" - à l'image du personnage de Carmen qu'elle interprétait le soir où elle "devint" Soliste du Ballet National de Norvège, avant quelque fleur [jetée] du printemps dernier -.

Prologue : quelques pages d'un album, temps [re]lié d'une carrière à feuilleter…

Portrait…
Julie Gardette - photographie extraite d'un programme

Un souvenir du Ballet National de Marseille
Où Julie Gardette débuta sa carrière, pour la saison 2000-2001

En coulisse…
Dans la coulisse de Rubis, de George Balanchine
Au soir de sa première dans le rôle...
Julie Gardette est assise au sol... François Rousseau, son compagnon, l'aide à défaire le noeud trop serré de l'un de ses chaussons de pointe...


"Un de mes premiers rôle de soliste... Rôle que j'avais travaillé à l'époque avec Patricia NEARY avec qui j'ai retravaillé par la suite sur beaucoup de Balanchine à Amsterdam , à oslo et aussi croisée à Zurich.

Souvenir du Het National Ballet, à Amsterdam
Où Julie Gardette dansa de 2001 à 2007
En coulisse…
Julie Gardette en Gamzatti et François Rousseau [son mari] en Idole Dorée dans les coulisse [de] La Bayadère, chorégraphie de Natalia Makarova

Interprète…
Julie Gardette ddans [le] Square Dance, chorégraphie de George Balanchine

Souvenirs de Zurich
Où Julie Gardette dansa de 2007 à 2009

Interprète…
Julie Gardette dans sa loge avant une représentation de Don Quichotte - chorégraphie d'Heinz Spoerli

Interprète…
Julie Gardette salue dans le rôle de La Sylphide, chorégraphie de Johan Kobborg

Souvenir d'un "prologue" au Ballet National de Norvège, à Oslo
Où Julie Gardette dansa pendant la saison 2009-2010

Interprètes…
Julie Gardette et Valentino Zuchetti in Casse-noisette, chorégraphie de Dina Bjorn - décembre 2009

Souvenirs d'Helsinki
Où Julie Gardette dansa de 2010 à 2012

Interprètes…
Julie Gardette et Friedemann Vogel dansent Manon, chorégraphie de Kenneth Mac Millan

"Il était venu en guest... Mon partenaire s'était blessé une semaine avant la première. Avec Friedemann on a tout de suite accroché et notre complicité est très lisible sur cette photo du pas de 2 du Ier acte..."

Interprète…
Julie Gardette en Odette [Cygne blanc] dans Le Lac des Cygnes, chorégraphie de Kenneth Greve

Interprète…
Julie Gardette en Juliette in Roméo et Juliette, chorégraphie de John Cranko

Souvenir d'Oslo...
Où Julie Gardette poursuit sa carrière depuis 2012

En studio…
Julie Gardette et Paulo Arrais répètent Vespertine ; leurs gestes sont corrigés par Liam Scarlett, le chorégraphe...
"En studio avec Liam Scarlett, à qui je dois ma nomination..."

Interprètes…
Julie Gardette et Philip Currell, in Sérénade, chorégraphie de George Balanchine

Nomination[s]…
Julie Gardette et Douwe Dekkers, le soir de leur nomination au grade de Solistes du Ballet National de Norvège, le 3 mars 2017
(Photographie : Erik Berg - Den Norske Opera og Ballett)

Aurélie Dauvin : De Marseille à Amsterdam, d'Helsinki à Zurich… Vous avez été nommée "au plus haut grade" de plusieurs compagnies. Le titre de Soliste du Ballet National de Norvège a-t-il une saveur particulière ?

Julie Gardette : Ma nomination n'était pas une surprise : quand nous sommes revenus au Ballet de Norvège, où nous avions passé un temps déjà, la directrice, Ingrid Lorentzen, qui nous "voulait tous les deux", me considérait comme une Soliste. Je savais que la nomination arriverait.

Cependant, ce moment est arrivé alors que j'ai 35 ans, après la naissance de mes deux enfants… Je me suis arrêtée pendant quatre ans pour ainsi dire Et ça a été très difficile de revenir après les enfants, alors, c'est comme une victoire ! La victoire du travail, de l'acharnement !

Aurélie : Bravo ! Il est vrai que reprendre et surtout retrouver un niveau de Soliste demande aux jeunes mamans bien du courage…

Julie : J'ai été beaucoup aidée par un ostéopathe, Gordon…

[La voix de Julie se charge d'émotion]

C'est un homme extraordinaire. Malheureusement, il a eu un accident à la suite duquel il est devenu aveugle alors qu'il arrivait à la retraite…

Il m'a tellement aidée…

Lui, il a dû affronter bien des difficultés pour vivre tout simplement au quotidien, et même si, en Norvège, les personnes handicapées ont leur maison adaptée à leurs besoins et un accompagnement pour vivre le plus normalement possible…

Parmi les messages que j'ai reçus le soir de ma nomination, celui qu'il m'a envoyé m'a beaucoup émue ; il m'a touchée, bouleversée…

Aurélie : Il est des messages qui touchent au cœur…

Julie : A propos de ces messages…

Liam Scarlett m'a envoyé un message avant ma Première de Carmen, un message si touchant aussi :
"Je n'aurais jamais imaginé mes pas dansé aussi bien ; le rôle, tu l'as pris…"
Des mots qui m'ont tellement touchée… de la part d'un chorégraphe… D'autan que Liam ne parle pas beaucoup.

Interprètes…
Julie Gardette, La Princesse, et Paulo Arrais in Firebird/[L'Oiseau de Feu], chorégraphie de liam Scarlett - Oslo

En studio…
Julie Gardette répète Carmen de Liam Scarlett en studio - Oslo, février 2017
(Photographie : Erik Berg - Den Norske Opera og Ballett)

Aurélie : Joli bouquet… De mots inoubliables !
Et de cette Carmen ?

Julie : Le rôle a été créé il y a deux ans ; j'étais en train d'accoucher quand la première Carmen est montée sur scène…

On a eu un coup de foudre professionnel avec le chorégraphe… J'ai commencé à travailler avec lui sur L'Oiseau de Feu Alors, quand je suis revenue de maternité, il m'a donné le rôle de Carmen… j'ai beaucoup apprécié.

Il est revenu cette saison pendant une semaine pour nous faire retravailler avant la représentation et ça a été un plaisir !

Et ce rôle, je me le suis vraiment accaparé , je l'ai entièrement vécu ; c'etait riche , sincère et intense !

Le dernier pas de deux se passe dans une arène. Carmen est mariée à Escamillo, le toréador. Elle n'est pas du tout heureuse de son mariage avec lui… Elle revoit Don José qu'elle n'a pas vu depuis des années et ce dernier pas de deux est très très violent, parce qu'elle repousse Don José et lui devient fou : il a une vie misérable, il l'aime toujours ; il passe son temps à la forcer et elle passe son temps à le repousser et ça devient physiquement violent : à la fin, il finit par la tuer… Le Pas de deux est très intense au niveau des émotions, violent, et tellement bien chorégraphié. C'est tellement dur, c'est tellement physique l'un contre l'autre ; il y a des râles ; il y a des moments où je crie parce que mon partenaire me tient tellement fort. Parfois je ressortais de scène complètement sonnée ; il me fallait parfois m'assoir quelques secondes pour me remettre avant de revenir saluer !
Et c'est véridique [un clair éclat de rire] ! Vous pouvez demander à mon mari !

Une journaliste qui était dans la première coulisse a vu le ballet le soir de ma nomination, elle m'a dit avoir frissonné pendant ce Pas de Deux tant il était intense…

Interprète…
Julie Gardette dans le rôle titre de Carmen, chorégraphie de Liam Scarlett - février 2017
(Photographie : Erik Berg - Den Norske Opera og Ballett)

Aurélie : C'est en effet par un "salut" d'Ariane Dollfus que nombre de Français ont su votre nomination…

Julie : J'étais ravie que cette journaliste soit là ; elle a rédigé un article aussi à propos de ma nomination. Cela fait plaisir parce que les danseurs français à l'étranger, on en parle pas beaucoup ; on ne s'intéresse pas à nos parcours…

Et pourtant, quand on n'est pas de l'Opéra mais dans les conservatoires en Province, si on veut faire carrière, il faut qu'on parte à l'étranger ; cela nous apprend plein de choses, c'est très enrichissant, mais ça nous coupe de nos familles.

Interprètes…
Julie Gardette en Odette [Cygne blanc], avec Paulo Arrais, sur les premières mesures du Pas de Deux à l'acte II du Lac des Cygnes - Oslo, juin 2014

Aurélie : Si vous aviez pu danser en France ?

Julie : Si j'avais pu faire ma carrière dans le sud de la France - avec le même répertoire que je danse ici - j'aurais dit oui… Avec la même mentalité qu'ici aussi, parce que la mentalité française…

Je ne sais pas si j'aurais apprécié tous les jours les remarques "à la française"…

Aurélie : Est-ce à cause de quelque "mauvais souvenir" de vos premiers pas professionnels en France ?

Julie : Je me rappelle : quand je suis arrivée à Marseille, les "anciens" danseurs… Je ne pouvais pas être dans le premier groupe ; je ne pouvais pas me mettre devant en cours ; il fallait d'abord que je prouve que je savais danser ! Il fallait donc que je reste dans le deuxième groupe, derrière…

Par contre, ici, en Norvège, quand je suis arrivée, j'ai été invitée à me mettre devant pour suivre la classe ; j'ai été tellement bien accueillie !

Bien sûr, la compétition existe toujours, dans toutes les compagnies…

Il y a des compagnies où il y a moins de compétition parce qu'il n'y a pas beaucoup de "rangs", il y a le groupe - corps de ballet - et les solistes… Mais à Amsterdam, par exemple, il y avait beaucoup de compétition parce qu'il y avait beaucoup de rang : il y avait Corps de Ballet, Coryphée, Grand Sujet, Deuxième Soliste, Premier Soliste…

En Norvège, dans la compagnie, il y a une très bonne ambiance de travail.

Aurélie : Du "regard" de l'administration du Ballet sur votre travail ?

Julie : Le cours est obligatoire, mais ce peut être de la gym, du Pilates… Selon le "programme" donné par les physio, ostéos, kiné, qui nous suivent… Le cours de danse tous les jours après une blessure, par exemple, ce peut être trop lourd, alors, ce qui est "obligatoire", c'est de faire travailler son corps. Chacun se gère et du moment que tout se passe bien pour les spectacles, il n'y a aucun problème. Comme dans toutes les compagnies, le travail est intense avec les chorégraphes, les répétiteurs, mais On est considéré comme des adultes responsables et c'est très agréable. Il n'en est pas de même dans toutes les compagnies.

Cela enlève une certaine pression que j'ai pu connaître à Zurich où le directeur était complètement despotique, toujours "sur votre dos", c'était mentalement difficile…

Aurélie : Ce bien-être au travail "fait oublier" la rigueur du climat un peu…
[Sourire]
Vous bénéficiez sans doute de la luminothérapie…

Julie : A Helsinki on avait des lampes de luminothérapie dans les loges, mais ici non… On mange ce qu'il faut pour compenser le manque de lumière… Pour moi, quand je n'en peux plus, je me mets un film de Pagnol : Manon des Sources par exemple…

Aurélie : Une sorte de musicothérapie alors, par le chant des cigales…
Votre parcours est un peu celui d'une "Etoile filante"… Aimeriez-vous revenir en France peut-être ? Découvrir ou redécouvrir un autre pays ?

Interprète…
Julie Gardette et Michal Stipa, "son partenaire de Prague", dansent [à] l'acte II de Giselle - "en guest" à Prague, en 2011

Julie : Il me reste six ans avant la fin de ma carrière ; trois ans pour mon mari. Nous aimerions revenir en France, parce que nous sommes français… Mais le système nous fait peur ; la population et les mentalités nous font peur… Ici, nous vivons dans le monde "des Bisounours"… Bien qu'il y ait maintenant de plus en plus d'incivilité aussi ; c'est lié au tourisme, un peu à l'immigration…

Quelque chose qui m'a marquée : il n'y avait pas d'antivol sur les vêtements dans les boutiques ; cela commence doucement… En Norvège, comme en Hollande… On fait confiance… Ici, la parole est comme un contrat signé.

La culture est vraiment différente : les norvégiens se contentent de ce qu'ils ont et leur bonheur, c'est de profiter des week-ends près de la nature à faire des barbecues dans les bois, à faire du ski de fond…

En France il faut être performant tout de suite, dès le plus jeune âge… En Norvège, on se contente de ce qu'on a…

Et puis, ici, on ne s'embarrasse pas de démarches interminables…

Je pense à une anecdote : ma professeur de danse au conservatoire de Lyon m'a expliqué qu'on pouvait obtenir son DE [Diplôme d'Etat] pour renommée particulière… J'ai constitué le dossier - c'est un travail de fourmis parce qu'en plus des éléments administratifs relatifs à la carrière, il faut rassembler les articles de presse aussi qui parlent de vous - et pendant deux ans, je n'ai pas eu de nouvelle… Et puis un jour, le courrier est arrivé avec le papier et cette mansion qui disait quelque chose comme :
"Ce diplôme vaut le droit d'enseigner mais ne vaut pas diplôme"…
Cela signifie que je pourrais être contractuelle, mais pas fonctionnaire ; il faudrait que je passe le concours…

Aurélie : Si vous choisissiez de revenir en France, vous aimeriez donc enseigner ?

Julie : J'aurais envie de donner des cours dans un conservatoire pour apporter ce que j'ai appris de l'étranger, ou bien diriger ma propre compagnie pour apporter un répertoire intéressant… Un répertoire principalement académique mais pas seulement .

Mais je pense qu'enseigner me correspondrait plus : j'ai besoin d'entrer dans le studio et d'échanger - j'ai rarement connu un directeur qui avait réellement le temps d'être dans le studio parce que tellement occupé à gérer tant d'autres choses - ; pour moi la pédagogie qui tourne autour de la transmission d'un savoir est passionnante. J'ai déjà commencé à l'expérimenter ici à Oslo en donnant des cours à l'école de l'opéra et dans d'autres écoles en ville, et c'est juste passionnant ! Tout autant que d'être encore artiste-interprète.

Je voudrais consacrer mon temps aux autres après m'être focalisée sur moi-même et mon art pendant presque vingt ans professionnellement ! Déjà vingt ans ! On ne voit pas le temps passé quand on est passionnée, c'est merveilleux !

La technique… [de la danse]
Julie Gardette en costume du Songe d'une Nuit d'Eté, chorégraphie d'Heinz Spoerli, - le camion des techniciens de Zurich

Aurélie : Beaucoup de danseurs poursuivent une carrière en tant que directeurs de compagnies…

Julie : Ah, toutes les anciennes étoiles de l'opéra sont appelés à diriger des compagnies ; il y a eu Pietragalla à Marseille, il y a Eric Vu An à Nice, Kader Belarbi à Toulouse, Charles Jude à Bordeaux…

Il y a eu Benjamin Millepied - il a fait le conservatoire de Lyon -… ça a été une erreur de le mettre à Paris ; il aurait fallut le mettre peut-être dans une autre compagnie en France ! Benjamin Millepied, c'est une "exception" : il a fait ses classes en France, il a dansé à l'étranger et il a dirigé la compagnie nationale française… Mais, les danseurs français qui ont fait carrière à l'étranger, ils sont Maîtres de Ballet à l'étranger ou bien ils enseignent à l'étranger, mais ils ne reviennent pas en France…

Guillaume Graffin est un danseur français extraordinaire ; il était à l'ABT à New York ! Il a dansé là bas ! Maintenant, il est maître de Ballet à Amsterdam !

Aurélie : L'Ecole française est synonyme d'excellence à l'étranger…

Julie : La technique française, la rigueur, cela donne une bonne carte de visite pour l'étranger : les danseurs français sont de bons danseurs… Et quand on fait carrière à l'étranger, qu'on marie cette "école française" à d'autres saveurs, on s'enrichit et on devient même "mieux" que les danseurs de l'Opéra On devient des artistes éclectiques… Mais la France ne nous offre pas de place… Il y a peu de place…

Je dois dire même que… La France offre de moins en moins de place à la danse académique…

A Mulhouse, il y avait Ivan Cavallari, un danseur qui a dansé tout le répertoire de Cranko à Stuttgart - je le connais parce qu'il remonte les ballets de Cranko à l'étranger et il m'a fait travailler Tatiana, il m'a fait travailler Juliette… - Il est extraordinaire : il connaît chaque rôle sur le bout des doigts, il a une façon de coacher ; il vous amène à interpréter le rôle de Tatiana, que vous soyez française, cubaine, japonaise etc., il vous emmène dans le rôle il vous fait grandir… Il est génial !!!

Il a été directeur à Mulhouse donc… et j'ai trouvé cela extraordinaire pour la France ! Il a "tenu" deux ans, trois ans… Et il est parti. Il m'a expliqué : "les gens ne demandent que du contemporain"… Il parlait des politiques ! Il voulait faire du classique et il s'est heurté à des gens qui ne connaissent rien à la danse, des politiques !!! Il est parti et il dirige maintenant les Grands Ballets Canadiens à Montréal ! Temps mieux pour les Grands Ballets Canadiens !

Interprètes…
Julie Gardette en Tatiana et Yoel Carreño dansent Onegin, chorégraphie de John Cranko
Ballet National de Norvège - Oslo, 2014
(Photographie : Erik Berg - Den Norske Opera og Ballett)

Interprètes…
Julie Gardette en Tatiana et Yoel Carreño dansent le dernier Pas de Deux d'Onegin, Chorégraphie de John Cranko
Ballet National de Norvège - Oslo, 2014
(Photographie : Erik Berg - Den Norske Opera og Ballett)

Aurélie : En effet, à Mulhouse, c'est un danseur de l'Opéra qui dirigera la compagnie…

Julie : Qui ?

Aurélie : Bruno Bouché.

Julie : Je ne savais pas… Encore un de l'Opéra de Paris !

Et qui va reprendre la place de Charles Jude à Bordeaux ?
- Sans doute encore un de l'Opéra de Paris !

Aurélie : Quelques anciens danseurs de l'Opéra de Paris partent aussi à l'étranger ; récemment, Laurent Hilaire a été nommé directeur du ballet du Stanislavsky et Nemirovitch-Dantchenko à Moscou…

Julie : Oui, il y a aussi Manuel Legris qui fait un superbe travail à Vienne !

D'ailleurs, on est parti ce printemps à Vienne ! On y était en tournée avec Carmen ; on a donné quatre spectacles… Je ne devais pas partir… On est trois Carmen… La fille qui devait partir à Vienne est enceinte, alors c'est moi qui suis partie ! Je suis contente d’avoir pu encore danser ce rôle !

En tournée…
Julie Gardette en tournée avec le Ballet National de Norvège à Vienne [avec] Carmen, chorégraphie de Liam Scarlett… - avril 2017

Merci à Julie Gardette pour cette rencontre en toute simplicité, très enrichissante et pleine d'émotion… Ainsi que pour les photographies qu’elle nous permet de partager !

Aurélie Dauvin © Corps et Graphies

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